<< Danse avec moi. J'ai le Sol haut sur les gammes, les gestes rapides et les larmes acides, ça part vite, au quart de tour, regarde moi; pose tes mains sur mes hanches, dis moi qu'ça balance, tout autour le ciel et tes pieds, ta gueule enfarinée, ta gueule creusée, j'ai les mains chaudes, entoure moi de ça, tu sens, c'est les abysses de l'aube qui t'aspirent, respire, j'ai le parfum d'une farandolle, l'ivresse aigrie de l'alcool comme veines, ma vaine, souviens toi. J'oublis vite, la mémoire fuite, rejoins moi; touche le creux au fond de ton coeur, je sens ta cale sèche, tes doigts rèches, tapisser le fond des brèches, ouvre. Et cogne, et vif et fort comme le fer, fluide, clair, peins moi l'envers de cette brume éphémère, dissipe mes maux toi qui les auréole, défonce moi les portes de l'univers il y a tes ongles qui redessinent les formes oblongues de la nuit folle, j'oublis, j'oublis et j'oublis encore ... Retiens moi, je tombe, il y a le visage de notre mascarade qui me supplie d'être sage, j'suis volage, je compte plus les voyelles qui m'émerveillent et mes détours sous les nuages, je t'aime. Fais moi reine, des apostrophes, des astrophiés, du blanc des dimanches, d'une philosophie étriquée, enfile moi dans tes manches, j'ai le corps qui se promène sur les cîmes des abîmes, j'compte plus mes crimes, mais mon vieux si tu m'aimes, mon Dieu si tu m'aimes, amen si tu m'aimes, bonne chance, viens, danse, danse, comme un lion dans l'arène, frapper des tambours sur des danses païennes et danser ... >>
Ma
belle